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Parler plongeur : les signes & votre premier ordinateur de plongée

Deux choses sans éclat améliorent discrètement chaque séjour de plongée : un vocabulaire commun sous l'eau, et un ordinateur que vous comprenez vraiment. Je briefe presque tous les matins des palanquées de nationalités mélangées, et il me suffit d'une révision des signes pour deviner qui va passer une semaine tranquille. Accordez dix minutes à ces deux sujets avant de prendre l'avion.

Sommaire

Les signes qu'on utilise vraiment

Le socle, ceux que je vérifie à chaque briefing : le OK, le pouce et l'index en cercle, à la fois une question et une réponse, et on y répond toujours. Le problème, la main à plat qui bascule d'un côté puis de l'autre, avant de pointer ce qui cloche. Monter et descendre, ce sont les pouces, et ils veulent dire remonter et descendre, jamais « bien » ou « mal » ; cette confusion-là crée de vrais malentendus. Sur réserve, le poing sur la poitrine. Panne d'air, la main qui tranche en travers de la gorge. Ces deux derniers, vous les répétez jusqu'au réflexe, parce que l'instant où vous en avez besoin n'est pas un instant pour réfléchir. Ajoutez le palier de sécurité, la main à plat au-dessus de trois doigts, et regarde, deux doigts vers les yeux puis on pointe, et vous savez tenir une conversation.

Le dialecte local

Ici, quelques signes propres à la région méritent leur place. Les paumes verticales qui ondulent comme un mur de poissons, c'est le barracuda. Un poing sur le front, c'est le perroquet à bosse. La main à plat en aileron sur le front, c'est partout sur Terre le requin, et à Sipadan vous l'emploierez plus que partout où vous avez plongé. Chaque guide a son dialecte ; reprenez la version de votre guide vue au briefing plutôt que d'imposer la vôtre. Sous l'eau, ce n'est pas le moment des débats de grammaire.

Trois habitudes valent mieux qu'un gros vocabulaire

Faites des signes amples et posés plutôt que rapides. Confirmez chaque signe que vous recevez, à chaque fois. Et mettez-vous d'accord sur les signes propres au site du jour avant le saut droit, pas après. Les palanquées qui font ces trois choses communiquent mieux avec dix signes que les groupes brouillons avec cinquante.

Choisir votre premier ordinateur de plongée

Le matériel de location est correct ici, mais l'ordinateur est le seul élément qui vaut la peine d'être acheté tôt : il apprend votre historique de plongée et vous apprenez ses écrans. Ce qui compte vraiment à l'achat :

  • La lisibilité d'abord. Si la profondeur, le temps sans palier et la vitesse de remontée ne se lisent pas d'un seul coup d'œil, rien d'autre sur la fiche technique ne compte. De gros segments bien nets ou un écran couleur épuré valent mieux qu'une liste de fonctions.
  • La gestion du nitrox. Quasi universelle aujourd'hui, mais vérifiez-le. L'associer à une certification à l'air enrichi rend une journée de trois plongées à Sipadan nettement plus confortable.
  • Un conservatisme que vous comprenez, au moins. Les algorithmes diffèrent. Ce qu'il vous faut, c'est savoir comment le vôtre se comporte à la troisième plongée de la journée, parce qu'ici il y aura une troisième plongée.
  • La question de la pile. Une pile bouton que vous changez vous-même face à un modèle rechargeable, c'est un choix de mode de vie. Les rechargeables sont formidables jusqu'au neuvième jour d'un séjour isolé, avec un câble oublié.
  • À laisser de côté pour l'instant : l'intégration de la pression d'air, les compas numériques et les modes multi-gaz sont des options, pas des indispensables, sur un premier appareil.

Quoi que vous achetiez, plongez avec chez vous avant le départ et gardez le PDF du manuel sur votre téléphone. Notre page matériel traite la question apporter-ou-louer pour tout le reste, ou écrivez-nous pour savoir ce qui a du sens pour votre itinéraire. Pour approfondir, voir Identification des poissons.

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