Où loger pour Sipadan : Mabul, Kapalai ou Semporna
Personne ne dort sur Sipadan ; les hôtels ont quitté l'île il y a des années, et le récif s'en porte mieux. La vraie question avant de réserver, c'est donc laquelle des trois bases vous convient. J'ai beaucoup dormi dans les trois, parfois dans la même semaine, et ce sont vraiment des vacances différentes.
Sommaire
- Mabul : l'île polyvalente
- Kapalai : le banc de sable sur pilotis
- La ville de Semporna : la porte d'entrée économique
- La question des permis, franchement
- Le verdict selon le type de voyageur
Mabul : l'île polyvalente
À une petite vingtaine de minutes de Sipadan, entourée du meilleur muck diving de la région, et proposant tout l'éventail des hébergements, des dortoirs pour routards aux vrais hôtels de luxe. Vous avez une vraie île : la vie du village, les terrasses au coucher du soleil, les récifs maison, et des centres de plongée de tous les styles. Si vous n'arrivez pas à choisir, c'est le choix par défaut, et pour de bonnes raisons. Mon parti pris : les photographes macro devraient s'y baser quel que soit leur budget, parce que les sites de Mabul justifient à eux seuls le voyage les jours où vous n'êtes pas à Sipadan.
Kapalai : le banc de sable sur pilotis
Pas une île du tout : un hôtel dressé sur pilotis au-dessus d'un banc de sable immergé, de l'eau dans toutes les directions, des chalets au-dessus du turquoise. C'est l'option photo de lune de miel et la plus calme des trois, avec un excellent récif maison facile et des poissons mandarins au crépuscule à quelques battements de palme de votre échelle. Kapalai convient aux couples, aux snorkeleurs et à quiconque rêve d'une soirée faite de bruits d'eau et d'aucun scooter. La contrepartie : un seul hôtel, un seul restaurant, pas de village où flâner.
La ville de Semporna : la porte d'entrée économique
Loger en ville et prendre le bateau chaque jour est la façon la moins chère d'atteindre ces récifs, et la scène culinaire de la ville est honnêtement sous-estimée. Le compromis, c'est le temps et la houle : 45 minutes et plus dans chaque sens pour rejoindre les îles, des départs matinaux encore plus matinaux, et une base sans récif maison. Ça marche surtout pour les séjours à petit budget, les courts séjours et les voyageurs qui aiment passer leurs soirées à terre avec du choix. Consultez notre guide de Semporna pour la ville elle-même.
La question des permis, franchement
Voici la partie que les brochures brouillent : les permis de Sipadan sont attachés aux opérateurs, pas aux îles. Ce qui compte, c'est de réserver avec un opérateur détenant une vraie allocation quotidienne, et de rester assez de nuits pour y être programmé, en général trois nuits minimum, deux journées d'île confortables sur quatre ou cinq. Cette logique s'applique à l'identique que votre lit soit dans le luxe, sur pilotis ou en ville. C'est pourquoi la vraie première question n'est pas « quelle île » mais « quel opérateur, combien de nuits » ; les formules luxe et économiques vous y mènent toutes les deux.
Le verdict selon le type de voyageur
Photographes et plongeurs avant tout : Mabul. Couples et duos très portés sur le snorkeling : Kapalai. Budgets serrés et fenêtres courtes : la ville de Semporna. Groupes incapables de se mettre d'accord : Mabul, et arrêtez de vous chamailler. Les familles penchent pour Mabul ou Mataking, pour les plages et la configuration des chambres ; les non-plongeurs purs traînés par un partenaire plongeur sont les plus heureux à Kapalai, où le snorkeling commence au bas des marches. Les voyageurs solo rapportent les tablées de dîner les plus conviviales dans les adresses milieu de gamme et économiques de Mabul, où les repas partagés font les présentations à votre place. Donnez-nous vos dates, votre budget et votre nombre de plongées et nous vous établirons une liste d'hôtels précis, le calcul des permis déjà fait.